Baby-sitter blues de Marie-Aude MURAIL

babysitterblues
Baby-sitter blue
s

de Marie-Aude MURAIL
L’Ecole des Loisirs (Medium),

1998, p. 120

Première Publication : 1988

Pour l’acheter : Baby-sitter blues

Marie-Aude Murail est une écrivaine française, née au Havre le 6 mai 1954.

Marie-Aude Murail met en scène Émilien Pardini, un garçon qui a quatorze ans au début de la série et qui vit seul avec sa mère, Sylvie. La série le suit tout au long de son adolescence. Marie-Aude Murail exploite toutes les ressources comiques et dramatiques de la famille monoparentale contemporaine.

Oh, boy !

Comment faire quand on veut absolument le même magnétoscope que les copains, et qu’on ne dépasse pas les cent francs d’argent de poche par mois ? Émilien décide de se lancer dans le baby-sitting. À vingt francs de l’heure, il a calculé qu’il serait bientôt au bout de ses peines. Il se fait une réputation de raconteur d’histoires et potasse sa nouvelle bible : Comprendre et aimer son enfant. Il affronte Martin qui dit toujours non, et Axel qui dit : « Tu ne m’attraperas pas. » Il aime surtout Anthony, qui n’a que six mois.
Seulement voilà, avec l’entrée en troisième, la situation se corse, et la mère d’Émilien supprime télévision et baby-sitting. Émilien se reconvertit, donne des cours de français à une fille qui fait plus de fautes qu’on ne peut en inventer, même exprès, prépare des rédactions idiotes, ce qui le mène tout droit dans le grenier d’Amandine. Et là, ça se complique, parce qu’Amandine est vraiment une fille bizarre.

Lors de mon séjour à Paris chez une amie il y a quelques semaines, nous avons fait un tour chez les bouquinistes. J’en ai profité pour faire quelques achats (vu les prix, je n’allais pas me priver !) dont ce petit livre de Marie-Aude Murail. J’aurais préféré trouver Oh, boy ! que j’avais lu et aimé au collège, ou encore Simple que de nombreuses blogueuses ont récemment aimé et chroniqué, mais ils n’y étaient pas. Je suis donc ressortie avec Baby-sitter blues, entre autres choses.
J’ai profité du RAT du week end dernier pour le lire (ou plutôt le dévorer) entre deux chapitres d’un livre plus « indigeste » et… je suis un peu déçue. C’était frais et divertissant mais j’ai trouvé la fin un peu trop expéditive…

Emilien, 14 ans, voudrait s’offrir le même magnétoscope que ses copains de classe, mais l’argent de poche que lui donne sa mère célibataire ne suffit pas. La filleule de sa maternelle, Martine-Marie, fait du baby-sitting, elle lui donne quelques bonnes adresses !
Emilien se retrouve vite à raconter les histoires du lapin Ranflanflan-des-Epinettes aux deux sœurs Grumeau et à faire faire un tour de taxi au petit Anthony – six mois – pour l’endormir. C’est que les enfants, il commence à y prendre goût…

Emilien est un adolescent attachant. Mais je ne suis pas sûre qu’il illustre parfaitement les garçons de cet âge-là en 2011. Peut-être en 1988, lors de la première publication du texte, mais plus à notre époque ; enfin, j’ai du mal à le croire. Ainsi, je ne suis pas sûre qu’un lecteur de 14 ans se sente proche de ce héros ; cela dit, je ne suis pas sûre qu’un garçon de 14 ans soit un lecteur assidu… ^^

murailmarieaudeMalgré cette collection destinée aux plus jeunes, je crois que ce sont surtout les lectrices plus « âgées » (bon, tout est relatif, je n’ai « que » 23 ans après tout…) qui goûteront à la tendresse et à l’humour qui se dégagent de cette histoire.
J’ai beaucoup aimé le ton offert par Marie-Aude Murail à son personnage principal. Emilien est en effet, très marrant. Il fait des réflexions très amusantes sur les gens et les choses qui l’entourent.
J’ai également aimé la façon que l’auteure a de traiter les relations qui existent entre les personnages. La relation mère/fils est touchante, on sent l’amour qu’il y a entre Emilien et sa mère, malgré toutes les différences entre eux. J’ai aussi apprécié les liens que tissent le jeune garçon avec les enfants qu’ils gardent, surtout avec Anthony le nourrisson. Et puis, à côté de cet amour maternel et fraternel, Emilien connait également ses premiers émois avec Amandine qui n’est vraiment pas une jeune fille comme il faut…
Ajoutez à cela l’utilisation de la première personne du singulier pour suivre exclusivement l’histoire du point d’Emilien, et vous obtenez un court texte (120 pages) qui se dévore en moins d’une heure !

En revanche, comme je le disais en « introduction », j’ai trouvé la fin un peu précipitée. Jolie, oui ; mais tout de même un peu rapide et ne correspondant pas forcément à ce que j’attendais. Quelques pages supplémentaires pour donner quelques réponses à certaines questions que je me posais n’auraient pas été de trop.

En bref, c’est tendre et rafraichissant. Je ne trouve pas d’autres mots pour qualifier cette histoire que nous offre Marie-Aude Murail ! Par contre, cette illustration de couverture est absolument horrible !

Une pensée sur “Baby-sitter blues de Marie-Aude MURAIL

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

e6c7f537d24e57be20607104e8a3291b****************************