Week-end fatal de Christopher PIKE

weekendfatalWeek end fatal
de Christopher PIKE

J’ai lu (Peur Bleue),
2000, p. 190

Première Publication : 1986

Pour l’acheter : Week-end fatal

Christopher Pike, de son nom réel Kevin McFadden né en novembre 1954, est un écrivain américain. C’est une personne mystérieuse et privée, ce qui explique que l’on connaît peu de choses de lui.

Dernier acte  Un Squelette sous la mer

A priori l’idée était super un week end dans la villa des parents de Lena au bord de la mer, à la frontière mexicaine. Pratiquement toute la classe était invitée. Bien sûr, chacun pensait à Robin. La sœur de Lena. Handicapée, depuis l’année précédente. C’était la fête, aussi, ce soir là, Robin avait bu une bière, en toute innocence. Et s’était retrouvée à l’hôpital. Aujourd’hui, elle est clouée dans un fauteuil roulant, sous dialyse.
Qui a versé du poison dans le verre de Robin, un an plus tôt ? Tous peuvent être coupables.
Mais peu à peu, la liste des suspects diminue. Car les accidents se multiplient…

Week end fatal est le troisième et dernier Christopher Pike de cette collection (Peur Bleue chez J’ai lu) qui trainait dans ma PAL. Comme les deux autres (Dernier acte et Un Squelette sous la mer), ce titre avait été lu et relu (il faut dire que je n’avais pas de PAL à l’époque…) pendant mon adolescence (vers 13/14 ans) et comme les deux précédents, j’étais curieuse de voir ce que donnerait une lecture plus « mature ».
Et bien, je dois avouer que j’ai passé un excellent moment avec ce petit roman. Je me souvenais de quelques éléments de l’intrigue, donc la chute n’a pas été une totale surprise… mais j’ai tout de même été au bout sans problème et avec énormément de plaisir !

Shani et deux de ses camarades – Angie et Kerry – sont sur le chemin qui mène à la belle maison secondaire de Lena et Robin, les deux filles adoptées par les riches Carlton. Dans une autre voiture, Bert, Park, Sol et Flynn sont eux aussi en route pour la frontière mexicaine en ce début juin. La bande de jeunes et tous leurs camarades de classe, invités par Robin, ont prévu de se réunir ce week end et de profiter de l’océan et du beau temps. Des tensions sont palpables entre les invités : Kerry déteste cordialement Lena (qui le lui rend bien) car cette dernière l’a humiliée et lui a volé Sol, Shani est très attirée par Flynn, un anglais mystérieux qui n’est pas dans leur lycée depuis très longtemps, et Park a laissé tomber Robin après son « accident » pour Angie…
Bien vite, Shani se rend compte que quelque chose cloche. En effet, alors que toute la classe était invitée, aucun autre élève de semble arriver. Ils sont seulement neuf dans cette grande maison, comme ce fameux soir de novembre (Flynn en moins, il n’était pas encore arrivé aux Etats-Unis à ce moment-là). Ce soir-là, Robin a bu une bière empoisonnée, une bière qui lui a détruit les reins. Depuis, très affaiblie, elle survit à l’aide des dialyses en attendant une greffe de rein… Et si ce n’était pas un « accident » ? Et si l’un d’entre eux avait versé intentionnellement du poison dans son verre ? Est qui est ce Flynn qui semble obsédé par la jeune fille mourante ?

weekendComme dans Dernier acte, Christopher Pike met en scène une enquête au sein d’un large groupe d’amis. Ceux-ci ont tous des secrets, des affinités avec certains et en détestent d’autres… Chacun a sa personnalité et tous cachent bien leur jeu.
Une nouvelle fois, l’auteur choisit de suivre l’histoire d’un point de vue féminin (il est très fort pour ça !). Shani, on s’en rend compte dès les premières pages, est « l’héroïne » de ce court roman ; ou du moins, on suit l’évolution de l’intrigue près d’elle. Près d’elle et non à sa place, car Christopher Pike reste fidèle à sa troisième personne du singulier ; et c’est toujours aussi efficace !
Ce qui me plait le plus dans ce court roman, c’est la façon dont il parvient à mettre en place des personnalités complètes et complexes malgré leur nombre et malgré la brièveté du récit. Grâce à des allusions précises et bien amenées, j’ai eu l’impression de connaître les neuf jeunes gens, aussi bien physiquement que « mentalement ». Je lis parfois des romans de 500 pages dans lesquels les héros me restent étrangers ; et là, en moins de 200 pages… Voilà le gros point fort de Christopher Pike !

Au niveau de l’intrigue et donc de l’enquête, même si elle n’a rien d’extraordinaire, je la trouve bien menée. Je me souvenais de quelques éléments pendant cette relecture, mais je me souviens que la première fois, je n’avais pas lâché le livre jusqu’au dénouement, pour connaître enfin le nom du coupable et son motif ! Jusqu’aux dernières pages on doute… on les soupçonne tous à tour de rôle, on en vient même à se demander si Robin elle-même… Choisir un huis-clos, un peu à la Agatha Christie, c’est vraiment bien joué et prenant !
Et puis, pour les lectrices, l’auteur n’oublie pas l’indispensable histoire de cœur… Elles sont multiples ici (avec un groupe de jeunes aux hormones hyperactives, ça ne pouvait pas être autrement…) mais on s’attarde surtout sur Shani et son attirance pour Flynn. Un bel anglais mystérieux, qui se déplace comme un félin et a la voix sensuelle, ça devrait parler à pas mal de demoiselles… Par contre, c’est un titre jeunesse et pas de la bit-lit avant l’heure donc, c’est plus que soft !
J’oubliais le petit élément « surnaturel » que Christopher Pike n’oublie jamais dans ses romans. Ici, en l’occurrence, il s’agit d’un vieil indien mystérieux qui semble avoir beaucoup d’affinités avec les corbeaux et les « prophéties » nébuleuses… mais je n’en dis pas plus !

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