Raison et sentiments, John ALEXANDER

raisonetsentiments
Raison et sentiments

2008, 3 x 60 minutes

d’après Raison et sentiments de Jane AUSTEN

Réalisé par John ALEXANDER

Avec : Hattie Morahan (Elinor Dashwood),
Charity Wakefield (Marianne Dashwood),
David Morrissey (Colonel Brandon),
Dan Stevens (Edward Ferrars),
Dominic Cooper (Willoughby),
Mark Williams (Sir John Middleton),

 Fiche IMDb

Pour l’acheter : Raison et sentiments

Suite à la mort de leur père, les trois filles Dashwood (Elinor, Marianne et Margaret) suivent leur mère dans un petit cottage au bord de la mer ; leur demi-frère aîné – John – et sa femme ayant hérité de leur domaine. Chacune quitte cette maison d’enfance à regret, laissant un petit quelque chose derrière elles ; Elinor la première puisqu’elle doit oublier le gentil Edward Ferrars, frère de son abominable belle-sœur.
La vie suit son cours dans ce nouveau foyer, les jeunes filles et leur mère font connaissance de leurs exubérants voisins et du très digne Colonel Brandon. Celui-ci n’a d’yeux que pour la belle Marianne qui ne voit en lui qu’un vieux trentenaire trop posé. Insouciante et romantique, Marianne rêve d’amour et de grands sentiments. Elle voit son vœu réalisé lorsqu’un beau jeune homme – Willoughby – la sauve d’une cheville foulée. Mais, malgré les conseils avisés d’Elinor – sa sœur aînée -, Marianne s’engage dans une relation dangereuse… Qui de la froide raison ou des sentiments passionnés triomphera ?

Après avoir découvert la version d’Emma il y a quelques jours, j’ai continué mon exploration du coffret de la Fnac en visionnant cette adaptation de Raison et sentiments. Ayant lu le titre d’origine, de Jane Austen, et ayant vu l’ancienne version (de 1995) avec Alan Rickman et Kate Winslet (entre autres), j’étais très curieuse de pouvoir les comparer avec cette mini-série, sortie en 2008 et proposée par la BBC.
Encore une fois, il y a du bon et du moins bon, mais globalement, le choix des acteurs m’a paru pertinent ; la mise en scène sympathique et j’adhère totalement au format : trois épisodes de 60 minutes chacun.
Il faut tout de même que je vous avoue que, des trois romans de Jane Austen que j’ai lus jusque là (Orgueil et préjugés, Raison et sentiments et Emma), Raison et sentiments est sans doute celui qui me séduit le moins, l’histoire me paraissant moins attrayante, moins captivante. Ainsi, même si cette adaptation m’a divertie, j’en garde une impression moins forte et beaucoup moins de souvenirs qu’une adaptation d’Orgueil et préjugés, par exemple.

Pour commencer, je tiens à saluer la BBC d’avoir choisi le format mini-série. En effet, avec trois épisodes de 60 minutes chacun, le réalisateur a le temps de bien poser l’histoire et son contexte, de nous présenter un enchainement d’actions travaillé et de nous offrir un développement de chaque personnage, comme ils le méritent. Ainsi, le texte original est respecté et ceux qui ne l’ont pas lu pourront tout de même comprendre facilement les tenants et les aboutissants de cette histoire. Ce n’est qu’un minuscule détail, mais j’ai particulièrement apprécié la mise en scène de la jeune Margaret Dashwood, la plus jeune des trois sœurs qui, certes, n’a pas une importance capitale mais est présente dans beaucoup de scènes, comme un point d’ancrage ; elle n’est pas mise de côté comme dans l’autre version (impossible de me souvenir de la tête de l’actrice qui interprète ce rôle dans l’ancienne version…).
Costumes, convenances… cette mini-série respecte les codes en vigueur à l’époque. John Alexander (le directeur) et Andrew Davies (le scénariste, qui a aussi œuvré sur le Orgueil et Préjugés de 1995 et le Emma avec Kate Beckinsale de l’année suivante) ont fait du très bon boulot de ce côté-là. J’ai beaucoup apprécié les paysages en bord de mer, au milieu des collines, c’est très champêtre, très Jane Austen ; et dans l’ensemble, le choix des lieux est judicieux, notamment le nouveau cottage des Dashwood. La mise en scène de la perte de la fortune des trois sœurs et de leur mère est bien pensée : on les voit installer les rideaux, faire le pain, puiser l’eau dans le ruisseau devant la maison… mais, contrairement à la version 2005 d’Orgueil et Préjugés, ce n’est pas exagéré et reste « classe ».
Au niveau de la musique, je n’ai rien noté d’extraordinaire. Martin Phipps (qui a aussi sévi sur Persuasion) nous offre là quelque chose de très classique. A mon prochain visionnage, je ferai plus attention à ce point-là !

DashwoodEn ce qui concerne les acteurs, je le concède, personne n’égalera jamais le jeu de Kate Winslet et Alan Rickman, respectivement Marianne Dashwood et le Colonel Brandon. Mais, je l’avoue de très bonne grâce, leurs successeurs, Charity Wakefield et David Morrissey, s’en sortent plutôt bien ; avec un petit coup de cœur pour la jeune femme, fraîche comme la rose et passionnée !
En revanche, je suis complètement satisfaite par le choix d’une illustre inconnue (enfin pour moi) – Hattie Morahan – dans le rôle d’Elinor. Là où Emma Thompson, dans la version de 1995, m’avait laissée de marbre, cette « nouvelle » actrice a su me convaincre.
Je n’ai jamais été particulièrement fan de Hugh Grant et c’est donc sans a priori que j’ai découvert Dan Stevens, son successeur pour le rôle du timide Edward Ferrars. Et, au final, même s’il n’est pas transcendant, il a su me séduire avec sa maladresse et ses beaux yeux bleus.
Si l’on y regarde de plus près, la plupart des acteurs choisis pour cette mini-série, sont pour le moment, inconnus du grand public ; Dominic Cooper qui incarne l’infâme Willoughby, est le seul que j’ai reconnu puisqu’il pousse la chansonnette dans Mamma Mia ! (c’est Sky, le futur marié). Je mens un peu puisqu’un autre acteur ne m’étais pas inconnu, et j’ai d’ailleurs été très surprise de le retrouver sans sa robe de sorcier ; en effet, Mark Williams (alias Arthur Weasley dans les Harry Potter) est surprenant, perruqué en Sir John Middleton !
Les autres acteurs, plus secondaires, ne sont pas en reste, mais ils sont tellement nombreux qu’il serait trop long de tous les citer !

S’il y a bien un défaut majeur avec ce coffret, c’est l’absence de bonus sur chaque adaptation et Raison et sentiments ne fait pas exception à la règle. En effet, mis à part les entretiens avec le scénariste et la productrice, le DVD n’offre que les filmographies sélectives de quelques-uns des acteurs principaux et quelques mots sur Jane Austen (biographie et bibliographie). C’est donc bien maigre pour tous les fans de la romancière anglaise qui auraient aimé se mettre quelque chose de plus intéressant sous la dent !
En revanche, la version anglaise sous-titrée en français est bien présente et je ne manquerai pas de la tester lors de mon prochain visionnage !
Une mini-série à voir pour les curieux, à posséder pour les irréductibles !

Un format intéressant : trois épisodes de 60 minutes chacun. Une adaptation fidèle dans le choix et enchainement des scènes mais également au niveau des costumes et des convenances de l’époque. Très contente du choix des acteurs, tous bons et dans le ton même si David Morrissey est loin d’égaler Alan Rickman dans le rôle du Colonel Brandon ! La version anglaise sous-titrée en français est bien présente, ouf ! Une histoire moins prenante, à mon goût, qu’Orgueil et préjugés ou Emma, mais l’adaptation n’est pas en cause, c’est déjà le cas avec le roman de Jane Austen. Presque pas de bonus, c’est bien dommage !

 

 

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