La Communauté du Sud, Tome 10 : Une Mort certaine de Charlaine HARRIS

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La Communauté du Sud, Tome 10 :

Une Mort certaine
de Charlaine HARRIS
J’ai lu,
2010, p. 414

Première Publication : 2010

Pour l’acheter : La Communauté du Sud, Tome 10

Charlaine Harris (née le 25 novembre 1951) est une romancière américaine. Elle écrit des romans policiers et des romans d’amour paranormaux. Le premier tome de sa série La Communauté du Sud a fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en 2008 sous le titre de True Blood.

La série décrit une coexistence entre vampires et humains au cœur d’une petite ville de Louisiane.Au cœur de cette coexistence se trouve le «True Blood», une boisson à base de sang de synthèse qui permet aux vampires de se nourrir. Si certains essaient de s’intégrer, d’autres au contraire, refusent ce sang synthétique et continuent à se nourrir de sang humain. Quant aux humains, la peur de l’inconnu les envahit et le racisme anti-vampires augmente au fur et à mesure que les meurtres se succèdent. Au coeur de ce conflit, l’amour entre Sookie, serveuse au Merlotte’s, et Bill, un vampire.

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« Enfin ! Enfin ma relation avec Eric commence à ressembler à quelque chose ! Après toutes ces épreuves, moi, Sookie, je l’ai bien mérité. Mais hélas, au moment où tout semble aller pour le mieux, voilà que mon entourage se met à me créer de nouveaux problèmes : Sam, Bill et même Eric ! Et la fureur qui a entouré la Grande Révélation des hybrides n’est pas vraiment retombée…  »
Sookie Stackhouse est à peine remise de la révélation de son arrière-grand-père qu’elle doit faire face à un visiteur imprévu : le créateur d’Eric, un vampire venu tout droit de l’Antiquité, accompagné d’un étrange jeune garçon aux moeurs sanguinaires. Et de l’autre côté, entre s’occuper de son couple et gérer sa famille faé, la jeune serveuse de Bon Temps a encore fort à faire…

Depuis ma lecture du tome précédent, Bel et bien mort, en mars dernier, j’attendais ce dixième opus impatiemment. Le neuvième m’ayant déçue (après avoir été enthousiasmée par le huitième), j’espérais que ce dixième volume me réconcilierait avec les aventures de Sookie Stackhouse. C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai appris que j’avais été choisie par la team Livraddict pour participer au partenariat avec les éditions J’ai lu. A peine quelques jours après l’annonce, je recevais le titre dans ma boîte aux lettres ! Alors, heureuse de cette lecture, déçue, pas déçue ?
Et bien… déçue, je suis, malheureusement. Quelques jours seulement après ma lecture, je me rends compte que j’ai déjà oublié beaucoup de choses et que ce dixième tome n’a pas apporté grand-chose… L’intrigue principale est, disons-le franchement, inexistante et les personnages principaux sont la plupart du temps insupportables… heureusement que deux ou trois choses viennent rehausser l’ensemble ; mais cette lecture reste tout de même une grosse déception !

Sookie Stackhouse, toujours serveuse au Merlotte, voit partir avec regrets, Amélia, sa colocataire sorcière. Alors qu’elle broie du noir, seule dans cette vieille maison isolée, son cousin faé – Claude -, lui demande s’il peut emménager, se sentant seul depuis la mort de sa sœur Claudine et le départ de tous ses amis faé. Sookie, très surprise par cette demande, accepte quand même, heureuse d’avoir une présence – quelle qu’elle soit – chez elle. Sa relation avec Eric suit son cours, mais connaît des bas depuis l’arrivée impromptue du créateur romain de son Viking – Appius Livius Ocella – et de la dernière création de celui-ci, un jeune garçon russe de 13 ou 14 ans, Alexeï Romanov (oui, oui, vous avez bien lu !). A côté de ça, Sookie doit jouer la baby-sitter avec Hunter – son petit neveu télépathe -, aider Bill le vampire qui ne se remet pas de l’attaque des faé pendant laquelle il a été blessé avec de l’argent, contrôler une meute de loups-garous venus dans ses bois à la pleine lune pour pouvoir chasser et faire disparaître le cadavre du lycanthrope trouvé sur ses terres… Evidemment, la jeune femme se retrouve au milieu de tout ça, doit jongler avec tous ces problèmes et venir en aide à tout le monde… tout en essayant de rester en vie !
Pour finir par les points positifs, commençons par ce qui m’a le plus dérangée pendant la lecture de ce dixième tome : le manque flagrant d’une intrigue principale ! Charlaine Harris fait se succéder les petites scénettes sans aucun rapport les unes avec les autres et on arrive au bout de ces 415 pages en se demandant ce qu’on a bien pu apprendre pendant cette lecture ! Il n’y a aucun évènement majeur, aucun élément déclencheur. L’auteure tente d’instaurer un semblant d’intrigue principale avec l’arrivée du créateur d’Eric et sa nouvelle créature indomptable ; et une pseudo enquête avec la découverte du cadavre du loup-garou dans les bois de Sookie… mais on n’y croit pas ! Est-ce un tome de transition comme j’ai pu le lire sur internet ? Soit, c’est possible. Mais un tome de transition vers quoi ? Où veut vraiment en venir Charlaine Harris ?

Les personnages forment la deuxième déception ressentie pendant cette lecture. Autant je m’étais attachée progressivement à Sookie après quelques tomes – allant même jusqu’à en faire une copine après le quatrième opus -, autant ici, j’ai juste eu envie de la baffer. On dirait qu’elle ne pense qu’à deux choses, constamment. Le sexe et l’argent. Alors qu’elle n’a pas vu Eric depuis des jours et qu’elle se faisait du souci pour lui (enfin, c’est ce qu’elle nous raconte), elle n’a qu’une envie, lorsqu’elle le retrouve enfin, lui sauter dessus et n’écoute même pas les explications qu’il a à lui offrir ! Elle est bien loin la petite Sookie timide et prude ! Et, alors qu’elle vient de perdre Claudine – sa bonne faé -, elle ne semble pas tellement peinée par cette perte, puisqu’elle ne pense qu’à l’héritage que celle-ci lui a légué ! J’appréciais, dans les tomes précédents, le fait de suivre les pensées de Sookie, mais là, c’était la plupart du temps assez insupportable ! Et Eric !? Mais où est passé Eric le Viking ? Où est le vampire millénaire aux répliques cinglantes et au cynisme prononcé ? Disparu, envolé ! Depuis qu’il est « officiellement » marié avec Sookie, Eric, n’ayons pas peur de le dire, est devenu mou du genou. Et là, c’est vraiment la plus grosse déception de ma lecture car, souvenez-vous, Eric était jusque là mon personnage préféré ! Même Pam, son associée, se ramollit ! Mais heureusement, elle n’a pas encore complètement perdu son sens de l’humour typiquement vampirique ; c’est rafraichissant !
Quant aux autres personnages, rien de bien intéressant à noter, on les survole la plupart du temps puisque, de toute façon, tout est centré autour de cette chère Sookie… Cependant, deux personnages méritent qu’on les cite, car leur personnalité est un peu plus développée pendant ce dixième tome, et, ça m’a plu ! Grâce à son emménagement chez Sookie, on passe pas mal de temps avec Claude, le magnifique faé (qui préfère les hommes mal rasés, malheureusement !), et on se rend compte que derrière sa superbe se cache une vraie solitude. Jason, le frère de l’héroïne, a droit lui aussi, a quelques scènes qui le mette en valeur ; et je suis contente de le découvrir sous un nouveau jour. Claude et Jason sont les plus jolies découvertes de cette lecture !

COMMUNAUTE du sud collection j'ai luPassons au dernier point négatif, et pas des moindres : les problèmes de traduction !!! Plusieurs mots (et surtout des noms propres), ont été modifiés depuis le tome précédent, la plupart du temps pour retrouver leur forme originale (celle présente dans la version anglaise). Alors oui, dans l’absolu, qu’une traduction française adopte les noms propres présentes dans la version originale ça me convient parfaitement ; mais quel est l’intérêt de le faire à partir du dixième tome, seulement ?! Heureusement que j’ai vu la saison 3 de la série télévisée, et donc, que je suis au courant qu’Alcide n’est autre que le Lèn de la version française des premiers tomes… Par contre, ce n’est qu’à la fin de ma lecture, en allant me balader sur le topic consacré à la saga sur Livraddict, que j’ai compris que Tara (qu’on connaît bien dans la série) est en fait la Nickie des tomes précédents… Je n’avais même pas fait le rapprochement !
J’ai également été déstabilisée par la forme des premiers chapitres qui sont très courts (à peine cinq pages pour certains !) et qui ont même un en-tête (par exemple : « Mars. Deuxième semaine »). Heureusement, avec l’arrivée du mois d’avril (vers la page 50), les choses rentrent dans l’ordre et on retrouve la forme « habituelle » (celle observée les neuf tomes précédents), c’est-à-dire une quinzaine de chapitres d’une vingtaine de pages chacun. Ce n’est qu’un détail minuscule, mais ça m’a sauté aux yeux, je vous jure !
J’ai bien cru, avec horreur, que j’allais devoir à nouveau subir les « mots du jour » de Sookie, mais non, elle ne nous offre celui-ci qu’une fois, au tout début ! Ouf ! Les dialogues sont moins vivants et amusants que précédemment (surtout ceux entre Sookie et Eric), et les moments d’introspection de l’héroïne m’ont semblé moins « travaillés » et intéressants qu’ils avaient pu l’être… Cela dit, c’est un tome de bit-lit, donc ça reste facile à lire et distrayant ; c’est rapidement lu… et vite oublié !

Venons-en maintenant aux points positifs (oui, il y en a !). J’ai aimé la scène (qui se situe dans la dernière partie) dans laquelle Sookie (et Jason) assiste à une réunion de loups-garous, et doit jouer la chamane en ingurgitant une drogue. On en apprend un peu plus sur les coutumes des lycanthropes et notamment sur leurs habitudes lorsqu’il s’agit de rendre la justice dans leur communauté ! J’ai également apprécié les quelques scènes et clins d’œil dédiés à la tension qui règne dorénavant entre les êtres humains et les changelings (maintenant traduit en « SurNat »), notamment lorsqu’une petite émeute menace d’éclater sur le parking du Merlotte à cause d’une poignée de fidèles (d’une nouvelle église) manifestant contre la nature du propriétaire des lieux (Sam). La preuve en est que l’homme n’est pas capable d’accepter ceux qui sont différents, quelle que soit cette différence ! Et, même si c’est assez bizarre, j’ai aimé l’explication apportée par Charlaine Harris, en ce qui concerne la « mort » d’Alexeï Romanov, le tsarévitch. C’est plutôt bien trouvé (un peu comme l’explication qu’elle apporte avec Bubba), c’est « amusant » et relie son univers avec le nôtre.
Dernier point positif, et là, il s’agit uniquement de l’objet en lui-même : l’illustration de couverture. Encore une fois, J’ai lu nous offre un joli visuel en apportant un élément nouveau, la pomme (la folie Twilight serait-elle pour quelque chose dans ce choix ?). Ce dixième opus, installé près des précédents, rend vraiment très bien dans ma bibliothèque (bien qu’il y ait un mini couac avec le neuvième tome) !

 Je lirai sans doute la suite, car ce serait bête de s’arrêter après dix tomes (et je suis quand même curieuse) ; mais je ne suis pas pressée et je me demande bien ce que Charlaine Harris nous réserve… J’espère que la suite sera meilleure !

 

8 pensées sur “La Communauté du Sud, Tome 10 : Une Mort certaine de Charlaine HARRIS

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