Quatre filles et un jean, Tome 3 : Le Troisième été de Ann BRASHARES

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Quatre filles et un jean,
Tome 3 : Le Troisième été

de Ann BRASHARES
Gallimard Jeunesse,

2009, p. 371

Première Publication : 2005

Ann Brashares, née en 1967, est une écrivaine américaine d’ouvrages pour la jeunesse. Elle est particulièrement connue pour sa série Quatre filles et un jean.

Tome 1 Tome 2 : Le Deuxième été Tome 4 : Le Dernier été

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Rien ne sera plus comme avant. A la fin des vacances, Carmen, Tibby, Bridget et Lena devront se séparer, se rendre chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le Jean magique, témoin de leurs vies, témoin de ce troisième été qui s’annonce décisif…
Carmen voit s’effondrer ses belles certitudes. Après avoir découvert que sa mère lui cachait un incroyable secret, un charmant jeune homme lui fait prendre conscience qu’une jeune fille aimable et généreuse sommeille peut-être en elle…
Tibby se pose plus de questions que jamais. Sa petite soeur a frôlé la mort et elle se sent responsable de cet accident. Alors que la vie lui tend les bras, Tibby résiste au bonheur qui s’offre à elle…
Bridget pense avoir chassé ses vieux démons. Monitrice dans un camp sportif, elle est loin de se douter qu’elle y retrouvera le garçon qu’elle avait rencontré deux ans plus tôt : son vieux démon…
Lena s’interroge sur son avenir. Son père ne comprend pas ses choix et tente de la faire renoncer à ses projets. Cet été sera pour elle une occasion unique d’affirmer sa véritable personnalité…
Plus émouvantes et drôles que jamais les quatre filles nous entraînent une fois de plus dans le tourbillon de la vie, une vie qui n’épargne personne, mais qui donne tant à ceux qui l’aiment…

Ce livre est un des cadeaux que j’ai offerts à ma Petite Soeur pour son Noël. Ayant accès à sa bibliothèque, ayant déjà lu les deux premiers tomes et n’ayant pas grand chose d’autres à me mettre sous la dent, je me suis lancée, sans grande conviction. Par la barbe de Merlin (c’est pour ne pas dire « Dieu »), que je me sens vieille ! Les héroïnes n’ont pas encore 18 ans, alors moi qui ai passé les 22 il y a peu, je ne me suis pas vraiment sentie concernée par leurs aventures. Certes, je suis passée par là moi aussi, mais il aurait sans doute mieux valu que je lise ce troisième tome à ce moment-là.

annbrasharesLes quatre jeunes filles ont obtenu leur diplôme (équivalent du Bac français) et doivent se séparer à la rentrée pour aller chacune dans un campus différent. Cet été est leur dernier été du côté de l’enfance / adolescence. C’est l’heure des doutes et des angoisses avant l’entrée dans le monde des « adultes ». Chaque héroïne vit des évènements décisifs pendant ces quelques semaines estivales, évènements qui changent tout !
Carmen apprend que sa mère est enceinte de son nouveau mari, et, très égoïstement, ne supporte pas la situation ! Elle fait la rencontre du beau Win qui la surprend toujours dans des situations flatteuses alors qu’elle n’a vraiment rien d’un ange. De son côté, Tibby, la fan de cinéma, doit faire face à un retournement de situation : Brian, son meilleur ami, est amoureux d’elle. Et, alors que pour la première fois depuis des années, elle ouvre la fenêtre de sa chambre, sa soeur – la petite Katherine, 3 ans -, en profite pour faire le grand saut (plus de peur que de mal). Traumatisée et se sentant fautive, Tibby se renferme sur elle-même. Bridget, pour la seconde fois, part en camp d’entraînement de football, mais cette fois, elle est entraîneuse et non plus stagiaire. Une fois sur place, elle retrouve le bel Eric, jeune homme qui lui avait brisé le coeur deux étés auparavant. Enfin, la timide Lena remonte difficilement la pente depuis sa séparation avec Kostos et se demande ce qu’elle ressent pour Paul – frère par alliance de son amie Carmen. En même temps, elle doit se rebeller contre sa famille, et notamment contre son père, qui refuse qu’elle suive des cours de dessin pendant l’été et qu’elle aille en fac d’art à la rentrée de septembre. Une cinquième « héroïne » fait son apparition dans ce tome : Valia, la grand-mère grecque de Lena. Depuis la mort de son mari adoré quelques mois plus tôt, elle a quitté son île méditerranéenne bien-aimée pour vivre aux Etats-Unis, à la demande de son fils (le père de Lena). Sa nouvelle vie ne lui convient pas du tout ; aigrie, elle le fait bien comprendre à son entourage, et surtout à Carmen qui s’occupe d’elle pendant l’été.

Ce qui réunit les jeunes filles pendant leurs aventures, c’est le jean magique, symbole de leur grande amitié. Malheureusement, contrairement aux deux tomes précédents, le vêtement est relégué au second plan, cité seulement une ou deux fois pour dire qu’on le cite (il faut bien, c’est quand même l’élément de base, et il apparaît dans le titre !). C’est dommage… De plus, outre la différence d’âge entre les jeunes filles et moi ; j’ai toujours été très solitaire, donc une telle amitié me dépasse totalement et ne me touche pas tellement. Cependant, je le concède, c’est une jolie conception de ce sentiment, et les aventures des demoiselles sont plutôt divertissantes.

sisterhoodofthetravelingpants7Après m’être émerveillée sur la plume de Dickens, parcourir les premières pages de ce troisième tome de Quatre filles et un jean a été plutôt déstabilisant : quelle chute ! Et c’est ainsi qu’on se rend compte de l’immense différence qui existe entre un classique anglais du XIXe siècle, et un roman jeunesse américain du XXIe siècle. Ceci dit, qu’attend-on de ce dernier, si ce n’est le divertissement ? Et je dois avouer que divertie, je l’ai plutôt été. Beaucoup moins émue qu’avec les aventures de Pip, mais tout de même touchée par certaines des jeunes filles, et surtout Bridget, étrangement. Avec Carmen (qui m’insupporte), elle était celle qui me « plaisait » le moins dans les tomes précédents, mais là, elle a su m’émouvoir. Malheureusement, les aventures de Lena (ma préférée, sans doute car je m’identifie beaucoup plus à elle), sont moins développées que celles des autres, et c’est dommage.
Ann Brashares utilise la troisième personne du singulier (sauf dans le prologue et l’épilogue, où le narrateur, à la première personne du singulier, est Tibby) et est donc omnisciente, passant des aventures d’une des adolescentes, à d’autres, parfois plusieurs fois dans le même chapitre. Heureusement, des sauts de lignes et des alinéas font qu’on s’y retrouve assez bien.

Bref. Tout cela pour dire que ce n’est certes pas de la grande littérature, et que ça me touche beaucoup moins que Dickens, par exemple, mais que c’est distrayant. Et, j’espère pouvoir lire le quatrième et dernier tome un jour, pour découvrir le dénouement des aventures des quatre héroïnes…

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